Le gouvernement a annoncé un soutien de 15 millions d’euros pour accélérer l’efficacité énergétique et l’adoption de sources renouvelables dans le secteur agricole. La mesure, assurée par le Fonds environnemental et mise en œuvre par l’IFAP, vise à réduire les coûts, les émissions et à augmenter l’autonomie énergétique des exploitations.
Pas de temps ? Voici l’essentiel :
| ✅ Article | 📌 Essentiel |
|---|---|
| 🟢 Financement | À fonds perdus, jusqu’à 100 % de l’investissement éligible pour l’efficacité et les renouvelables. |
| 👩🌾 Bénéficiaires | Producteurs agricoles et agroalimentaires, coopératives, associations, organisations de producteurs, irrigateurs. |
| ⚡ Priorités | Réduction des consommations, émissions plus faibles et production/stockage d’énergie renouvelable. |
| 🛠️ Exemples | Photovoltaïque, batteries, pompes d’irrigation efficaces, variateurs, biogaz, isolation des chambres, SGE. |
| 📝 Candidature | Soumission sur le portail de l’IFAP ; délais et conditions sur le site du Fonds environnemental. |
| ⚠️ Erreur à éviter | Installer sans audit énergétique et sans dimensionnement correct du système. |
Le gouvernement investit 15 millions d’euros : ce qui change pour l’efficacité énergétique dans le secteur agricole
En canalisant 15 millions d’euros pour la modernisation des exploitations, le gouvernement crée un élan décisif pour la transition énergétique à la campagne. Le dessin du soutien à fonds perdus diminue le risque d’investissement et raccourcit le temps de retour, en particulier pour des technologies matures telles que le solaire photovoltaïque et les variateurs de vitesse dans les équipements d’irrigation et de pompage.
Le soutien couvre à la fois les équipements et les infrastructures capables de réduire les consommations et les émissions. Cela inclut les batteries pour stockage, le biogaz à partir de déchets agroalimentaires, les améliorations de l’isolation thermique des chambres froides, et les systèmes de gestion de l’énergie (SGE) avec surveillance en temps réel. Ces interventions diminuent la facture électrique et soulagent la pression opérationnelle durant les périodes de tarification de pointe.
Qui peut faire une demande ? La gamme est large : producteurs agricoles et agroalimentaires, coopératives, associations sectorielles, organisations de producteurs et associations d’irrigateurs. En incluant des entités collectives, le programme encourage des solutions partagées, telles que des communautés d’énergie dans les périmètres d’irrigation, où l’échelle amplifie les gains.
Pour la politique publique, la mesure fonctionne comme un pont entre les objectifs d’énergie et de climat et la compétitivité agricole. La réduction des émissions a des répercussions sur le positionnement des produits portugais dans des marchés qui valorisent des chaînes de valeur avec une empreinte carbone faible. Et, en réduisant le coût énergétique, elle libère des marges pour investir dans la qualité, la certification et l’innovation agronomique.
Dans la pratique, le chemin est clair : diagnostic, projet, exécution et mesure des résultats. L’IFAP sera le point d’entrée des candidatures, tandis que le Fonds environnemental publiera les termes et les délais. En 2026, la digitalisation des processus facilitera la soumission et la transparence, rendant l’expérience plus prévisible pour l’agriculteur.
Imaginez une coopérative de l’Alentejo avec une forte consommation de pompage d’eau. En combinant panneaux photovoltaïques avec variateurs de vitesse, capteurs de pression et un SGE, il est possible de réduire de 25 à 40 % la consommation aux heures de forte charge. En ajoutant des batteries, l’exploitation peut amortir les pics tarifaires et alimenter des charges critiques en dehors des périodes solaires.
Le grand saut, cependant, réside dans l’intégration : production locale, stockage, efficacité et gestion. Lorsque ces éléments convergent, l’exploitation se rapproche d’un modèle d’autonomie énergétique avec des coûts stabilisés. C’est ici que le soutien public a l’effet multiplicateur le plus important : il accélère des investissements qui, autrement, seraient repoussés.
Résultat ? Moins de volatilité, plus de résilience et un secteur préparé à répondre aux exigences du climat et du marché. C’est l’opportunité de transformer l’énergie en un avantage compétitif, et non en un coût imprévisible.

Comment réduire les coûts avec les renouvelables et le stockage : stratégies pratiques pour les exploitations agricoles
Réduire les coûts énergétiques ne consiste pas seulement à installer des panneaux. Il s’agit de combiner des solutions adaptées au profil de consommation de l’exploitation. La première étape consiste à identifier les charges critiques : pompage, réfrigération, ventilation des serres et traite. Avec une carte de consommation horaire, on définit les priorités et dimensionne la production renouvelable.
Au cœur de la production, le solaire photovoltaïque est leader grâce à sa maturité et sa compatibilité avec la saisonnalité de l’irrigation. Dans les zones à vent constant, la microgénération éolienne peut compléter, réduisant la dépendance au soleil. Pour les exploitations d’élevage, le biogaz à partir de déchets est un atout double : il gère les déchets et produit énergie/chaleur pour des processus, comme le chauffage de l’eau ou les digesteurs.
Le stockage est la colle qui unit le système. Les batteries permettent de déplacer l’énergie solaire vers des horaires de plus grande valeur, garantissant l’autonomie dans les opérations critiques. En irrigation, des batteries modérées (par exemple : 1 à 2 heures d’autonomie pour les pompes prioritaires) font déjà une différence pendant les pics. Dans les chambres froides, on peut utiliser le stockage thermique avec des cycles intelligents de froid pour déplacer la charge hors des heures de pointe.
En dehors de la production, l’efficacité permet des gains immédiats. Les variateurs de vitesse dans les pompes ajustent le débit à la nécessité réelle, évitant le gaspillage. L’isolation et les portes coulissantes hermétiques dans les chambres froides réduisent les pertes. Les moteurs à haut rendement IE3/IE4 et l’éclairage LED avec capteurs diminuent les consommations cachées. Tout cela est soutenable et a un retour rapide.
Considérez le cas de la « Quinta das Ribeiras », exploitation fictive de 40 hectares d’irrigation et de chambre froide. Avec 60 kWp de photovoltaïque, des batteries de 60 kWh, des variateurs dans les pompes et un renforcement de l’isolation, la facture annuelle a diminué d’environ un tiers. Plus pertinent : la prévisibilité des coûts énergétiques a permis de planifier l’expansion de la surface de production sans craindre les chocs tarifaires.
Pour maximiser les gains, un système de gestion de l’énergie est indispensable. Des compteurs par circuit et un tableau de commande avec des objectifs simples – kWh par m³ d’eau ou kWh par kg de produit – changent la façon d’opérer. Lorsque l’équipe suit ces indicateurs, des opportunités d’économies apparaissent que aucun équipement, isolément, ne délivre.
Et la qualité de l’énergie ? Dans les zones rurales, les fluctuations de tension endommagent les moteurs et l’électronique. Les stabilisateurs, les onduleurs pour les contrôles critiques et les bonnes pratiques de mise à la terre protègent l’investissement. Un plan de maintenance avec des routines trimestrielles (filtres, alignement des pompes, vérification des inverseurs) évite les pertes de performance qui passent inaperçues au quotidien.
Dans la conception de la solution, il est intéressant de prévoir la flexibilité : inverseurs hybrides préparés pour de futures batteries, structures photovoltaïques dimensionnées pour l’expansion et tableaux électriques avec réserve d’espace. Le soutien public couvre l’essentiel, mais la vision à 5-10 ans transforme un bon projet en un projet excellent.
Lorsque tout cela est aligné, l’exploitation gagne trois choses : coûts contrôlés, réduction des émissions et une narration de durabilité qui valorise les produits sur le marché. Cette combinaison est la base d’une entreprise agricole plus forte et durable.
Étapes pour poser votre candidature au soutien de l’IFAP sans erreurs et avec une approbation maximale
Une candidature solide commence par un diagnostic et se termine par une mesure. Entre ces points, la documentation, la comparaison d’alternatives et une planification réaliste font toute la différence. L’objectif n’est pas seulement d’obtenir le soutien, mais de garantir que l’investissement livre des résultats mesurables.
Pour vous organiser, suivez une séquence simple et pratique. Cette approche aide à respecter les critères du Fonds environnemental et accélère le processus sur le portail de l’IFAP.
- 🧭 Audit énergétique : relevez les profils de consommation horaire, les charges critiques et les potentiels de réduction.
- 📊 Objectifs clairs : définissez des indicateurs (kWh/m³ irrigation, kWh/kg, tCO₂e évitées) et des objectifs annuels.
- 🧮 Dimensionnement : croisez production renouvelable avec consommation ; simulez la saisonnalité et les pics.
- 💶 Budgets comparatifs : demandez 2-3 propositions par solution ; évaluez le coût total du cycle de vie.
- 🧩 Intégration : garantissez la compatibilité entre inverseurs, batteries, SGE et protections électriques.
- 📅 Plan de travaux : prévoyez des fenêtres sans impact sur les récoltes/irrigation ; incluez des tests et une formation.
- 📚 Licences et normes : assurez la conformité avec le réseau, la sécurité et l’environnement.
- 🧪 M&V : planifiez la mesure et la vérification pour prouver les économies et les émissions évitées.
Erreurs fréquentes ? Quatre méritent attention. Premièrement, des candidatures sans étude de charge mènent à des systèmes surdimensionnés qui ne rapportent pas le retour escompté. Deuxièmement, oublier le stockage lorsqu’il y a des pics nocturnes en réfrigération. Troisièmement, négliger la maintenance et la surveillance, ce qui vide les gains après quelques mois. Quatrièmement, ne pas prévoir une expansion future, limitant l’évolution du projet.
Le dossier technique doit inclure des parties dessinées, des fiches d’équipement, des simulations de production et un plan de M&V avec des méthodes simples (par exemple, ligne de base pré-intervention et lecture mensuelle par circuit). Documenter avant et après est la manière la plus robuste de prouver les résultats, en plus d’être utile pour la gestion quotidienne.
En termes de délais, surveillez le site du Fonds environnemental et de l’IFAP pour les avis d’ouverture. Préparez la candidature à l’avance pour la soumettre dès que la période commence. Dans un marché dynamique, les propositions ont une validité limitée ; aligner le budget et les fenêtres de soumission évite le retravail.
Si vous avez besoin d’un soutien technique, il existe des entreprises spécialisées dans les solutions énergétiques pour l’agriculture. Pour des informations et des devis, vous pouvez contacter SOLVENAG — RUA REGO DOS PINHEIROS 302, 4755-276 MACIEIRA DE RATES — [email protected] — 252 955 259 (réseau fixe) ou 916 693 893 (réseau mobile). Avoir des partenaires expérimentés aide à transformer les objectifs en résultats consistants.
Avec méthode et documentation solide, la probabilité d’approbation augmente et l’investissement commence à travailler en faveur de votre entreprise, avec des preuves techniques et un confort opérationnel.
Efficacité énergétique par typologie : vignes, serres, élevage et irrigation sous le nouveau soutien gouvernemental
Toutes les exploitations ne consomment pas de l’énergie de la même manière. En alignant les technologies avec les besoins de chaque système productif, l’impact du soutien public se multiplie. Ci-dessous, des stratégies par typologie, avec un accent sur les gains pratiques et l’intégration de solutions.
Vignes et oliveraies : pompage, froid et mobilité
Dans les vignes et les oliveraies, l’énergie pèse sur le pompage et, lors de la vendange, sur la réfrigération initiale. Le photovoltaïque avec des pompes à vitesse variable réduit les pics et les pertes par excès de pression. Lors de la réception du raisin, un prérefroidissement efficace et l’isolation des cuves en inox maintiennent la qualité avec moins de kWh.
Le stockage aide à couvrir des quarts prolongés lors des jours de récolte. Les tracteurs électriques ou hybrides légers, lorsque cela est possible, réduisent le bruit et les émissions dans les parcelles. Un SGE simple avec des capteurs dans les cuves et les pompes permet d’optimiser l’opération à la minute.
Serres : climat contrôlé sans gaspillage
Les serres nécessitent ventilation, ombrage et, parfois, chauffage. Les moteurs à haute efficacité dans les ventilateurs, variateurs et contrôle par humidité/température évitent un fonctionnement continu inutile. Tirer les rideaux thermiques à des horaires stratégiques réduit les pertes de chaleur et la nécessité d’énergie.
Le solaire peut alimenter la ventilation et les systèmes de fertirrigation. Lorsqu’il y a un besoin de chaleur, des chaudières à biomasse de petite échelle ou la récupération de chaleur résiduelle de groupes électrogènes sont des options à envisager. Des capteurs et des algorithmes simples créent des périodes d’opération courtes, axées sur le confort agronomique et non sur l’habitude.
Élevage : biogaz et bien-être animal
Dans l’élevage, le biogaz est souvent la solution de référence. Des digesteurs dimensionnés au volume de déchets génèrent électricité et chaleur pour l’unité, économisant sur l’énergie et la gestion des déchets. Les ventilateurs et l’éclairage dans les stabulations doivent être de haut rendement, avec contrôle automatique par température et présence.
De l’eau chaude pour le lavage et l’hygiène peut être fournie par solaire thermique ou par la chaleur de la CHP de biogaz. En intégrant ces systèmes avec un SGE, il est possible d’ajuster les horaires de lavage à des périodes de moindre coût, sans nuire aux routines et au bien-être animal.
Irrigation : précision et robustesse
Dans l’irrigation, l’énergie se concentre sur le pompage. Les variateurs, capteurs de pression et vannes bien calibrées font une grande différence. Avec le photovoltaïque, la règle est de marier production et débit ; avec les batteries, on traite les moments où la météo échoue. Des matériaux à faible perte et l’entretien des grilles et filtres garantissent que chaque kWh déplace l’eau qui est vraiment nécessaire.
Un exemple : l' »Association des irrigants Vale Claro » a mis en œuvre un système partagé avec 250 kWp photovoltaïque et gestion de pression par secteur. La réduction de la consommation par hectare irrigué a dépassé 30 % en une saison, avec une meilleure uniformité d’irrigation et moins de pannes dues à la cavitation.
La leçon transversale ? Priorisez la compatibilité entre composants et la maintenance préventive. La technologie adéquate, mal intégrée, rapporte peu. Avec un projet et une opération ajustés, le soutien public se traduit par des économies solides et une performance agronomique cohérente.
Financement à fonds perdus jusqu’à 100 % : retour, risques et comment mesurer l’impact climatique
La conception du soutien comme étant à fonds perdus jusqu’à 100 % de l’investissement éligible change les calculs du projet. Lorsque le CAPEX financé est élevé, le retour ne dépend plus seulement de la facture mais reflète également les gains de résilience, un risque tarifaire réduit et stabilité de la trésorerie. C’est une logique de coût évité avec des effets directs sur la compétitivité.
Pour évaluer le retour, pensez à trois couches. La première est l’économie directe (kWh évités, autoconsommation, réduction de la puissance souscrite). La deuxième est l’optimisation opérationnelle (moins de pannes, moins d’heures de maintenance, qualité thermique stable). La troisième est la valeur de marché (certifications, accès à des clients qui exigent durabilité, récit sur le carbone bas).
Sur le plan méthodologique, une approche simple fonctionne : établissez une ligne de base de 12 mois, mettez en œuvre les mesures et suivez mensuellement les indicateurs. En agriculture, deux sont cruciaux : kWh par m³ d’eau (irrigation) et kWh par kg de produit (transformation et froid). Pour les émissions, convertissez les kWh évités en tCO₂e en utilisant des facteurs d’émission mis à jour selon le mix électrique national.
L’analyse des risques est également objective. Le plus grand risque technique est le dimensionnement inapproprié, qui se réduit par un audit et une simulation. Le risque opérationnel est le manque de maintenance, abordé avec des contrats d’O&M et des KPI de performance. Le risque réglementaire, aujourd’hui faible pour l’autoconsommation et l’efficacité, est réduit avec documentation et conformité dès le départ.
Une bonne pratique est d’inclure des scénarios de prix de l’électricité. Même avec un soutien public, modéliser les prix selon trois trajectoires (stable, modérément élevé, volatile) aide à évaluer la robustesse. Les projets qui demeurent avantageux dans tous les scénarios sont ceux qui utilisent le mieux l’argent du soutien et génèrent des économies tangibles à long terme.
Pour les exploitations avec une forte saisonnalité, l’accent est mis sur la gestion de la demande. Ajuster les horaires de pompage, pré-refroidir les chambres avant les heures de pointe et utiliser des batteries pour des charges critiques protège l’opération et prolonge la durée de vie de l’équipement. La synergie entre production locale, stockage et efficacité est vraiment ce qui crée un écosystème énergétique agricole robuste.
Enfin, mesurer l’impact climatique n’est pas une bureaucratie ; c’est un outil de gestion. Savoir combien on a économisé et quelles émissions ont été évitées oriente les prochaines décisions d’investissement et renforce la communication avec les clients, partenaires et bailleurs de fonds. Avec des indicateurs clairs, l’énergie cesse d’être uniquement un coût et devient un domaine d’innovation continue.
Source : maissemanario.pt


